| |
Un beau moment
Traversé d'émotions ambivalentes
Envie de bouger et pas envie
Envie d'amour et de mort
Voilà!
Vois-tu, ce qui se passe
Je n'étais pas venu pour pleurer
Toutes ces larmes refusées,
Englouties qui ne cessent de rejaillir,
Comme des petits geysers
Quand je suis confrontée à me dire
"Prendre l'enfant qui est en toi
Le bercer, le câliner, l'aimer".
Un enfant chantonne
Un couple parle de ses vacances
Tout en feuilletant un catalogue
Une dame écrit, une autre regarde son journal
et moi je suis là, je retourne vers la réalité de ma vie
Avec le nez rouge en poche
Ce gros nez rouge sur mon nez
Et l'enfant chantonne une petite mélopée
Qui s'en va dans les aigus
Revient dans les graves,
Elle chantonne,
J'entends des "bien sur ", des "je suis toute seule",
"un jour mon prince viendra"
Et la chanson de l'enfant se poursuit
Avec le roulis du train
Voilà toutes les tempêtes que j'ai traversées en quelques jours,
Alors que j'étais simplement assise
Là dans cette pièce rassurante
Au moment même où je devais m'identifier devant d'autres
Résonnaient e moi des questions telles que :
Que fais-tu là
Pourquoi es-tu venue
Que cherches-tu au travers du clown
Qu'attends-tu de ce stage
Quels sont tes objectifs
Que peux-tu apporter?
Et puis est venu le nez rouge!
La cerise sur le gâteau
|
L'émerveillement du clown
Le clown : extraverti, celui pour qui tout est permis, tout est possible
Rien qu'avec ce petit nez
Ce petit bout rouge sur mon nez
Sur ce nez que j'ai toujours refusé
Voilà que tout à coup ce même nez est le support d'une petite boule grotesque
Et plein de tendresse tout à la fois
L'insouciance du clown, débarrassé de ces "je sais, je ne sais pas mais peut-être que je sais quand même" Mettre entre parenthèses dans le temps, les doutes, les pleurs, les renoncements, l'incertitude, pour aborder un autre univers grand comme
celui du clown!
J'ai aimé la façon dont tu nous a remis ce nez :
Si désuet et si précieux
Si fragile et si fort
Si enclin à la rigolade et si plein de tendresse.
Il est accroché à la glace au-dessus du lavabo comme un témoin, rouge.
Rouge la couleur du danger dans la nature mais pas pour le clown.
De le mettre suffit à sauter quelques marches, à relativiser le monde (il est des hommes politiques qui n'ont jamais eu la chance d'avoir un jour un nez de clown!).
Voilà
Et puis chacune des personnes présentes dans ce stage
Une grande rencontre avec chacun au travers de tout ce travail sur soi-même, au travers du clown chez chacun.
De beaux moments.
BILAN!!!
- Une découverte de moi-même, de mes possibles
- Premiers pas avec mon clown
- Regrets à certains moments lorsque je portais le nez de clown de n'avoir pas pu prendre de distance vis à vis de mon histoire (ndc(*) : laisse faire le temps
).
- Peur à certains moments de la violence de moi-même
- Peur de laisser émerger, de faire du mal et de n'être plus dans le personnage de la dérision
- Possibilité au travers du clown de vivre mes ambivalences, mes contradictions
- Faire confiance à tous les personnages présents
- Être à l'écoute de chacun, ne pas me laisser envahir par les émotions de l'autre
(*) note du clown
|