Gestalt,
c'est en allemand la forme, la structure. Cette pratique thérapeutique met en
lumière comment nous sommes en contact avec nous-mêmes - nos besoins, nos émotions,
etc., avec les autres, avec notre environnement. La Gestalt s'inscrit dans le
courant des approches existentielles. Elle privilégie le vécu de l'homme, son
existence, plutôt que sa nature, son essence.
La Gestalt a été élaborée
à partir des intuitions de Friedrich Perls, psychanalyste juif d'origine allemande,
émigré à l'âge de 53 ans aux États-Unis. Après une période de maturation, la Gestalt
y a connu un développement rapide, en particulier en Californie. En Europe, son
implantation a d'abord eu lieu en Allemagne, où l'on compte désormais plusieurs
milliers de professionnels dans les secteurs de la thérapie, de la formation,
de l'enseignement, de l'entreprise.
En France, elle apparaît dès 1971, mais
c'est avec le début de années 80 qu'elle prend une réelle ampleur. En 1981, Anne
et Serge Ginger ouvrent l'EPG (École Parisienne de Gestalt).
La Gestalt
met l'accent sur la conscience de ce qui se passe dans le moment présent sur les
plans corporel, affectif, intellectuel, social et spirituel. Elle cherche moins
à expliquer l'origine de nos difficultés qu'à expérimenter le changement. A la
place du ìsavoir pourquoiî, elle valorise le ìsavoir commentî mobilisateur de
changement.
les
concepts
Le
cycle du contact, c'est la manière dont un besoin émerge à notre conscience, se
développe, trouve satisfaction puis s'estompe pour laisser place à un nouveau
besoin, (pré-contact, prise de contact, plein-contact, post-contact). Ce mouvement
se reproduit de manière continue et ascendante chez une personne saine.
Dans la pratique, de nombreuses Gestalt restent inachevées sous l'effet des résistances
:
L'introjection
ou comment avaler tout rond des idées, principes qui vont distordre le perception
des vrais besoins.
La projection qui consiste à attribuer à l'environnement
des éléments personnels.
La confluence dans laquelle plus de différence
entre l'individu et l'environnement n'existe.
La rétroflexion qui consiste
à faire à soi-même ce qu'on voudrait faire aux autres.
La déflexion
qui est une manúuvre d'évitement vis à vis de la cible première.
Le
cycle de contact n'est pas un système clos, mais un processus ouvert, en échange
permanent avec l'extérieur. Le Gestalt-praticien posté à la frontière-contact
régule ce flux d'échanges. Son objectif : un développement harmonieux du système. La Gestalt propose de développer simultanément nos polarités opposées - agressivité
vs douceur par exemple. Par l'exploration de ces opposés, le consultant cherche
à favoriser l'ajustement créateur, cette fluidité chère au Gestalt-praticien.
Les
outils
Ils
sont plus connus que les concepts car plus facilement utilisables par les médias.
L'awareness est cette attention apportée à mon vécu interne comme à mon environnement
et qui
m'aide à trouver le meilleur ajustement entre mes besoins et les possibles que m'offrent
les circonstances.
Par l'expérimentation, le stagiaire est invité à
mettre en acte sont thème, ici et maintenant, soit en choisissant un objet transitionnel
qui puisse incarner une interrogation, extérioriser une émotion, préciser un ressenti,
soit en recourant au monodrame qui lui permet de jouer lui-même les différentes
facettes et les personnages de la situation qu'il travaille. L'amplification d'un
micro-geste (souvent inconscient) proposée par le Gestalt-praticien, permet de
mettre en lumière un sentiment caché.
La Gestalt intègre une vision
multi- dimensionnelle de l'Homme, qui peut être représentée par le pentagramme
de Serge Ginger, dont les 5 branches sont les dimensions physiques, affectives,
rationnelles, sociales et spirituelles. La Gestalt cherche à rééquilibrer si nécessaire
ces différentes dimensions.
Bibliographie
rapide
Serge
Ginger : La Gestalt - Une thérapie du contact
Marie
Petit : La Gestalt - Thérapie de l'ici et maintenant ;
J.-M.
Robine : La Gestalt thérapie - Morisset.